Les soins sont bien plus qu’un traitement
Il n’y a peut-être pas de remède, mais les soins comptent énormément. La médecine, le nursing, le mouvement, l’hygiène, l’alimentation, le confort, la psychologie, le rire et le lien social influent tous sur la vie quotidienne.
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Avec la SLA, on entend souvent : « Il n’y a pas de traitement. »
En un sens, nous comprenons ce qu’ils veulent dire. Il n’y a pas de remède. Il n’y a pas de médicament simple qui arrête tout et qui rend la vie à la normale.
Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire.
Les soins comptent. Énormément.
Bien sûr, l’équipe médicale compte. Il faut de bons médecins, des spécialistes, un suivi respiratoire, des conseils nutritionnels, et des gens qui connaissent la maladie. Mais l’équipe médicale n’est qu’une partie du tableau.
Une très bonne équipe infirmière est tout aussi importante. Les soins quotidiens sont l’endroit où la maladie se vit. Hygiène, surveillance de la peau, positionnement, confort, soins de trachéostomie le cas échéant, aspiration le cas échéant, aide à l’alimentation le cas échéant — tout cela devient central. Un bon nursing change la qualité de vie du patient et le niveau de stress de la famille.
Le mouvement compte aussi. Le patient doit être repositionné régulièrement. Le massage, la kinésithérapie et la rééducation peuvent aider pour le confort, la raideur, la circulation, et le sentiment que le corps est encore pris en soin. L’ergothérapie peut aider à adapter l’environnement et l’équipement. Un bon fauteuil roulant, confortable, peut transformer toute une journée.
L’alimentation aussi compte. Bien manger n’est pas un détail. Une alimentation riche en protéines, nourrissante, adaptée aux besoins de déglutition et de nutrition du patient, peut faire une différence sur l’énergie, le confort et la force. Cela doit être discuté avec l’équipe médicale, surtout si la déglutition devient difficile.
Le volet psychologique ne doit pas être négligé non plus. Mais il doit correspondre au patient. On ne peut pas imposer un psychologue à quelqu’un si ce n’est pas ce qui lui parle. Pour certaines personnes, la psychologie aide. Pour d’autres, autre chose peut aider : sophrologie, relaxation, accompagnement spirituel, musique, conversation, silence, travail respiratoire, ou simplement quelqu’un de présent sans pression.
Le but n’est pas qu’il existe une seule bonne méthode. Le but est que la vie intérieure du patient compte toujours.
Et parfois, honnêtement, le meilleur remède dans la pièce, c’est le rire.
La bonne humeur ne guérit pas la SLA. Mais elle change l’ambiance. Elle aide les aidants à tenir. Elle aide le patient à se sentir entouré de vie, pas seulement de maladie. Quand c’est possible, apportez de la légèreté. Plaisantez. Regardez quelque chose de drôle. Laissez les amis venir. Gardez le lien social vivant. Ne laissez pas la pièce devenir seulement des machines, des routines de soin et de la peur.
La SLA prend beaucoup. Bien soigner, c’est protéger ce qui reste : le confort, la dignité, le lien, l’appétit, l’humour, la présence et l’amour.
Ce n’est pas « rien ».
C’est ça, les soins.
Notes pratiques
- Construisez une équipe médicale solide, mais ne sous-estimez pas le nursing.
- Un bon nursing quotidien peut transformer le confort du patient et le stress de la famille.
- Repositionnez le patient régulièrement selon les recommandations des soignants.
- Pensez à la kinésithérapie, à la rééducation, au massage et aux mouvements de confort.
- Pensez à l’ergothérapie tôt pour adapter la chambre, le lit, le fauteuil roulant, la configuration de communication et les routines quotidiennes.
- Prenez l’hygiène au sérieux. Le confort et la dignité font partie des soins.
- Pensez à la nutrition tôt, en particulier aux protéines et à la sécurité de la déglutition.
- Ne négligez pas le volet psychologique, mais adaptez-le au patient.
- La psychologie n’est pas la seule option : sophrologie, relaxation, accompagnement spirituel, musique ou présence sociale peuvent aider selon la personne.
- Gardez le rire et la vie sociale vivants quand c’est possible.
- Les visites d’amis peuvent compter, mais elles doivent respecter l’énergie et les souhaits du patient.
Il s’agit d’une expérience personnelle d’aidant, pas d’un conseil médical. Le mouvement, le massage, la kinésithérapie, la nutrition, la déglutition, le positionnement en fauteuil roulant, les soins respiratoires et l’accompagnement psychologique doivent être adaptés au patient et discutés avec des professionnels qualifiés au besoin.